Nathalie Djian

Port

Française du Vanuatu, entrepreneure déterminée.

Nathalie Djian nait en 1968 en France, plus précisément à Champigny sur Marne. Mais son histoire est vraiment liée à Port-Vila où elle débarque à l’âge de six ans avec ses parents. Elle garde d’excellents souvenirs de son enfance au Vanuatu. Elle se rappelle notamment avec bonheur de ses années passées à l’école Colardeau.

En 1980, sa famille quitte Port-Vila et débarque en Nouvelle-Calédonie avant de partir s’installer aux Comores pour un peu plus d’un an. En 1982, retour à Nouméa. Et c’est avec beaucoup de plaisir qu’elle passe régulièrement ses vacances au Vanuatu. Là, elle y retrouve ses amis et fréquente assidument le club hippique où elle a son propre cheval.

A 18 ans, Nathalie part à Paris où elle obtient un diplôme d’éducatrice de jeunes enfants. De retour sur le Caillou, elle travaille tout d’abord comme secrétaire à la Sauvegarde de la Nature Calédonienne, puis dans le secteur touristique. Elle est hôtesse de l’air pour Aircalin puis agent de voyage.

En 1991, elle rencontre Luc. Avec lui, en 1996, elle réalise une première fois son rêve de vivre au Vanuatu. Ensemble, ils s’installent à Port-Vila et créent une petite entreprise de plomberie. A la naissance de leur premier fils, Hugo en 1998, ils décident toutefois de retourner vivre en Nouvelle-Calédonie.

De 1999 à 2005, Nathalie travaille alors comme institutrice dans une école maternelle bilingue. Elle se découvre une passion : l’enseignement. En 2006, à la naissance de Thomas, nouveau changement de vie professionnelle. Nathalie crée une petite entreprise de secrétariat indépendant. Sa clientèle compte alors 13 entreprises différentes.

En 2017, Nathalie, séparée, revient s’installer à Port Vila seule avec son fils Thomas. Forte de ses deux dernières expériences professionnelles, elle ouvre une école de secrétariat: Nat Secretariat Services. Les débuts sont très difficiles. Elle n’a la première année que 2 ou 3 élèves par session.
Avec le soutien notamment de CNS qui met à sa disposition une salle de formation mais aussi armée d’une belle détermination, Nathalie parvient à développer sa petite entreprise. Aujourd’hui, elle organise 10 sessions par an dont une décentralisée (la dernière à Luganville). Chaque session elle accueille 27 stagiaires. Elle est maintenant installée dans ses propres locaux au sein du Bougainville Building.
Ce succès lui permet d’envisager de nouveaux projets. A partir de juillet, son assistante qu’elle a elle-même formée, animera à son tour des sessions. Elle pourra alors doubler sa capacité d’accueil. Elle pense aussi élargir son offre et proposer des formations aux managers.

Nathalie est amoureuse du Vanuatu. Elle aime la simplicité des rapports et la mixité de la société. Elle se sent reconnaissante envers le Vanuatu qui lui a permis de développer son projet.
Aujourd’hui elle sait que sa vie se raconte ici.

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Leila Levasseur

Portrait d’une Française du Vanuatu.

Leila Levasseur nait le 20 Octobre 1979 à Caen. Elle grandit à Perpignan.
Elle effectue des études à l’Ecole Hôtelière dans le quartier universitaire du Moulin à Vent. Par la suite elle obtient un DEUG LEA en anglais et espagnol, toujours au Moulin à Vent et un BTS Hôtellerie – Restauration option Mercatique en Avignon. L’hôtellerie est pour elle un secteur privilégié. En effet, ses parents tiennent un hôtel à Perpignan, puis un autre sur Rivesaltes. C’est avec qu’eux qu’elle se confronte à ce monde dès sa plus tendre enfance, développe ses qualités relationnelles et professionnelles quotidiennement. Elle travaille ensuite 2 années dans un hôtel Mercure, structure indépendante affiliée au Groupe Accord.
En 2005, elle se décide à découvrir de nouveaux horizons et quitte la France pour les antipodes. Son oncle Behzad Bernard ouvre un hôtel à Port-Vila : le Formule Holiday qui deviendra plus tard le Vanuatu Holiday. Elle le rejoint donc pour développer ce projet. Durant 3 ans, elle s’occupe de la gestion et de la clientèle de cet hôtel qui s’imposera comme une des bonnes adresses abordables de la capitale.
Cette expérience lui a permis d’agrandir son réseau relationnel avec les acteurs du tourisme de Nouvelle-Calédonie et particulièrement les Tours Opérateurs. Egalement de comprendre qu’il y avait un manque sérieux de transports pour les touristes arrivant au Vanuatu. C’est donc tout naturellement, qu’en parallèle, avec son compagnon Yannick Jacobé, un enfant du pays, elle crée Atmosphère, une société de transport et de tours. En 2011, la société Atmosphère, une fois développée et ayant atteint une belle vitesse de croisière est vendue.
Leila investit alors dans un bureau situé en face de la Municipalité avec sa partenaire et mère de cœur, Martine Robin. Celui-ci abrite plusieurs sociétés au sein d’un groupe nommé Gaiac. Leila est consultante pour Publiconcept, une agence de communication qui propose des espaces publicitaires sur différents supports tels que l’Annuaire, le Destination Vanuatu et l’Aéroport. Elle mène plusieurs projets communs avec sa partenaire Martine dont les Pages Jaune en Ligne et une société de panneaux publicitaires.
Aujourd’hui, Leila réfléchit à de nouveaux projets et pourquoi pas à une reconversion professionnelle qu’elle préfère garder pour elle pour le moment.
Les 2 fils de Leila et Yannick sont scolarisés au Lycée JMG Le Clézio. Parce qu’elle pense qu’il est du devoir des parents de s’investir dans la vie scolaire, elle est depuis 4 ans membre du conseil de gestion et occupe la fonction de trésorière adjointe. Leila est très fière de ses racines française transmise par son père, et iranienne transmise par sa mère. Récemment un voyage organisé en famille a d’ailleurs permis à ses enfants et Yannick de découvrir davantage l’Iran et la France.
Leila est très attachée au Vanuatu qui en plus d’offrir un cadre de vie agréable, présente également des possibilités de développement professionnel intéressantes. Leila estime surtout que c’est une grande chance pour ses enfants de pouvoir grandir dans cet environnement sain et bienveillant qu’est le Vanuatu.
Leila est très intéressée par les questions environnementales, l’agriculture bio et la nature. Passer du temps dans la ferme familiale est du coup pour elle un plaisir immense. Enfin, pour elle, faire partie de la grande famille des Jacobé est une chance inestimable. Cela lui a permis de mieux appréhender son pays d’adoption, le Vanuatu.
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Sébastien Bador

Portrait d’un Français du Vanuatu.

Sébastien Bador est né à Port-Vila en 1983. Sa famille est installée au Vanuatu depuis 2 générations, ses arrières-grands parents étant arrivés dans les années 1920. Ses origines sont métissées indochinoise du côté de sa mère Thi Van, plus connue sous son prénom de baptême Marie-Willie, et lyonnaise du côté de son père, le Dr Jean-Luc Bador. Sébastien a la double nationalité : française et vanuataise. Bref, c’est un véritable enfant du pays.

Sébastien a fait sa scolarité à l’Ecole Colardeau qui est devenue depuis le Lycée JMG Le Clézio. Il a obtenu en 2000 un Bac ES. Après un voyage aux USA où il effectue un job d’été dans un ranch du Colorado, il part en France pour ses études. Tout naturellement, il se rend à Lyon où il a des attaches familiales. Il y retrouve avec plaisir son amie Mathilde Augerd (voir précédent portrait). Il s’inscrit en Langues Etrangères Appliquées Anglais Espagnol mais ces études ne lui conviennent guère.

Retour donc à Port-Vila. Sébastien effectue alors un stage d’un semestre dans l’agence de Bernard Rolland, Surata Tamaso. Cette expérience le séduit littéralement et il décide de se former aux métiers du tourisme.

En 2003, il s’inscrit en BTS Tourisme à Nouméa. Après avoir obtenu son diplôme, il travaille à l’office du tourisme de la Province Nord ce qui lui permet d’approfondir sa connaissance de l’archipel voisin. En 2005, il repart en France, en Bretagne. Il obtient une Licence de Tourisme à l’université de Vannes, Morbihan. Il travaille ensuite de 2006 à 2008 à l’Office du Tourisme de Nouvelle-Calédonie basé à Paris.

En 2009, suite à la publication d’une vacance de poste de l’Office du Tourisme du Vanuatu à laquelle il postule, il se décide à retourner sur son île natale comme directeur du marketing. Ces dernières années Sébastien occupera différents postes au sein de cette institution semi-gouvernementale, de responsable du département commercial, événementiel ou encore recherches et statistiques à directeur général par intérim. Depuis janvier 2019, il est responsable du marché néo-calédonien.

Parallèlement, Sébastien ouvre en 2016 en maison d’hôte son foyer acquis quelques années plus tôt. Il la baptise Vanuatu Rainbow Lodge et décide d’en faire un lieu de convivialité destiné mais de façon non-exclusive à la communauté LGBTIQ. Sébastien, sans vouloir faire de militantisme, pense qu’il est important de montrer que le Vanuatu est une destination ouverte à toutes et tous.

Sébastien aime la course à pied qu’il pratique régulièrement; il fait d’ailleurs partie du Port-Vila HHH. Il s’adonne aux plaisirs de la randonnée, de l’équitation et de la plongée sous-marine. Il est également volontaire pour la Croix Rouge du Vanuatu et a été représentant Jeunesse durant 2 ans.

Sébastien est passionné par son métier et d’une façon générale par son pays le Vanuatu. C’est un véritable plaisir de l’entendre parler des iles. Il est un bel ambassadeur du Vanuatu.

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Pascal Degaillande.

Portrait d’un Français du Vanuatu : Pascal Degaillande

Pascal nait à l’hôpital Georges Pompidou de Port-Vila le 28 novembre 1972. Il grandit au sein d’une famille installée dans l’archipel depuis plusieurs générations. C’est un véritable enfant du pays. Un manples comme on dit ici.

Pascal fait sa scolarité au Lycée Bougainville jusqu’en seconde puis part en Nouvelle-Calédonie où il obtient un bac G2 en 1992.

Après avoir commencé un Deug d’anglais, il intègre rapidement le monde du travail et enchaine plusieurs contrat avec des sociétés de Port-Vila : Vaté Electric, Hertz Location ou encore Vila Distribution.

En 1994, il rencontre Monica et l’année suivante décide de s’installer avec elle en Australie. Il travaille alors pour différentes enseignes avant d’obtenir un poste chez Space Furnitures un magasin de meubles haut de gamme. Monica pour sa part travaille au Consulat d’Italie à Sydney.

Monica et Pascal fondent une famille. Ils ont trois enfants, Tristan, Selene et Asya .

En 2002, ils reviennent temporairement au Vanuatu avant de s’y installer définitivement en 2009.

Ils font en effet le choix d’un environnement moins stressant et plus propice à la réalisation de leurs projets personnels et professionnels.

Le couple ouvre alors plusieurs boutiques de vêtements et de décoration : Exquisite Things et Exposed. Et après un nouvel intermède australien : Lux Boutique.

En 2009, Pascal décide de créer une société de construction et de rénovation : Bella Vista Entreprise. Cette société lui permet de subvenir aux besoins de sa famille mais ne le satisfait pas pleinement. Pascal est en effet un passionné de musique et de cultures urbaines.

En 2012, il crée le Vanuatu DJ Festival qui deviendra un événement annuel très attendu des noctambules de Port-Vila. Sont invités à se produire aux platines les meilleurs DJs du Vanuatu mais aussi de la région. Cette année, bien sûr, en raison de la fermeture des frontières, le

 Vanuatu DJ Festival organisé ce samedi 19 au stade Korman aura la particularité de présenter une sélection 100% locale.

En 2015, sans quitter son activité d’entrepreneur, il ouvre une boite d’événementiel baptisée Wayf Event. Il loue notamment et c’est une première à Vila du matériel pro de lumières pour concerts. Et bien évidemment assure à travers celle-ci l’organisation et le développement du Vanuatu DJ Festival.

Pascal, enfin, depuis maintenant 2 ans est l’un des associés et gérants du Club Lit,

l’un des lieux les plus dynamiques de la vie nocturne de la capitale.

Pascal est ce que l’on appelle un homme multicarte. Il sait adapter son activité à ses passions et à la situation. C’est ce qui lui permet de traverser avec détermination et sérénité les difficultés de la vie et notamment la crise que connait cette année le Vanuatu.

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#FrançaisDuVanuatu

Charlotte et Gregory Znatchkovsky.

Portrait de Français du Vanuatu

Charlotte et Gregory sont arrivés avec leur fille Anastasia en décembre 2019 à Port-Vila.

Gregory nait en 1976 sous le soleil de St-Tropez, en France. Il est un peu programmé pour l’expatriation de par ses origines franco-russes. Par ailleurs, son père a longtemps travaillé pour un bureau d’étude international et a enchainé les postes à l’étranger emmenant sa famille dans son sillage. Gregory passe donc une grande partie de son enfance au Moyen Orient, en Nouvelle-Calédonie ou encore en Malaisie.

Il fréquente les écoles internationales ainsi que celles du réseau de l’AEFE. Ceci lui permet en outre de devenir totalement bilingue français-anglais. Gregory fait des études de chimie à l’Université de Montpelier. Il aime bien mais est surtout passionné par le beach volley. Gregory a effectué un très beau parcours sportif. Il intègre en effet l’équipe de France de beach volley pendant plus de 10 ans. Il est 6 fois champion de France, 1 fois vice-champion d’Europe et 2 fois champion du monde ! Le sport de haut niveau l’amène à se réorienter. En 2007, il obtient son diplôme de kinésithérapeute.

Charlotte est née à Nîmes en 1986. Elle grandit dans le sud de la France puis s’installe à Paris en 2004 pour suivre des études de construction à l’ESTP. Elle part en 2010 travailler dans la maitrise d’œuvre dans la région de Montpellier. C’est dans cette métropole que Charlotte et Gregory se rencontrent.

Ils ont en 2012 une fille qu’ils prénomment Anastasia. La petite famille s’installe en Lozère où Gregory ouvre un cabinet libéral de kinésithérapeute. Charlotte se remet aux études et obtient un Master 2 en Droit Économie Gestion.

La routine les gagne, ils rêvent alors de vivre à l’étranger afin de faire de leur fille, un enfant du monde.

En 2017, Gregory se porte candidat à un poste de kiné à Wallis et Futuna. Il est retenu. Ils déménagent sans aucune hésitation aux antipodes. Ils apprécient cette expérience professionnelle et humaine. Aussi au terme du contrat, Charlotte et Gregory décident de rester dans cette région.

Après avoir étudié différentes destinations, ils font le choix de venir à Port-Vila. Gregory ouvre son propre cabinet de kinésithérapeute et d’ostéopathie, situé aujourd’hui dans les locaux de VPH. Il continuera de se former tout au long de sa carrière et poursuit actuellement une formation en radiographie et échographie prodiguée par la faculté de Médecine de Melbourne.

Gregory a retrouvé ses premiers amours sportives en devenant depuis quelques mois le coach de l’équipe nationale féminine de beach volley du Vanuatu. Il espère bien les aider à parvenir aux JO de Tokyo 2021.

Charlotte pour sa part est rapidement recrutée par le Lycée Français de Port-Vila où elle officie comme assistante pédagogique. Elle quitte aujourd’hui son poste pour se consacrer à de nouveaux projets professionnels dont un projet doctoral en économie et aménagement du territoire touristique.

Ces premiers mois au Vanuatu n’ont pas été des plus tranquilles: crise COVID-19, cyclone Harold mais aussi installation, découverte de l’île, célébrations du 40ème anniversaire de l’Indépendance du Vanuatu… Charlotte et Grégory semblent vivre avec sérénité ces expériences. Ils sont aujourd’hui bien intégrés à Port-Vila. Ils apprécient le rythme de la vie ici. Et la culture. Ils savent aujourd’hui qu’ils resteront de nombreuses années au Vanuatu.

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#FrançaisDuVanuatu #SolidaritéFranceVanuatu #ADFE

Daniele Ramel, Française et Ni-Vanuatu

Un petit café avec Danièle Ramel

Un petit café avec Danièle Ramel.
Vous ne connaissez peut-être pas Danièle Ramel mais vous l’avez sûrement croisée un jour alors qu’elle effectuait sa séance de sport ou sa marche quotidienne sur le Front de mer de Port-Vila. En effet, si Danièle est aujourd’hui à la retraite, elle n’en reste pas moins active et très sportive.

Danièle Wakanumune est née à Port-Vila le 29 mai 1949 à l’ancien hôpital des Nouvelles-Hébrides. Elle a commencé sa scolarité à l’école communale. Les bâtiments de cette école situés en plein centre-ville avaient ensuite abrité l’ambassade de France. Elle a obtenu son Certificat d’Etudes à l’Ecole Publique.

Danièle a rapidement trouvé du travail chez Ballande aux Comptoirs Français des Nouvelles-Hébrides. Elle a été recrutée comme planton puis a monté les échelons : caissière principale et enfin comptable. Elle garde un bon souvenir de ces années 60 à Port-Vila. La vie lui semblait alors douce et agréable.

En 1970, elle épouse Jean-Baptiste Ramel. Ensemble ils ont élevé 4 enfants qui vivent aujourd’hui au Vanuatu mais aussi en Nouvelle-Calédonie et en Australie.
Jean-Baptiste a fait des études à Bourail et a travaillé dans l’administration française avant l’Indépendance. Mais il est surtout connu pour avoir été le premier journaliste Ni-Vanuatu. Il a signé des articles durant de nombreuses années dans les journaux suivants : Tam Tam, Le Nabanga et le Vanuatu Weekly. Il est malheureusement décédé en 2017.

En mars 2015, elle se trouve à Nouméa alors que le cyclone Pam frappe terriblement le Vanuatu. Au côté de Elsye et Jean-François Galinié ou encore Sandrine Mainguy et l’artiste Sylvain Lorgnier, elle participe à la création du collectif Aidons le Vanuatu. Ce mouvement collectera des dons pour venir en aide aux sinistrés.

Danièle est fière de ses origines et de sa double nationalité. Elle est Ni-Vanuatu et également française. En effet, son grand-père calédonien avait quitté Maré pour venir s’installer et se marier à Erakor. Elle a grandi en développant un amour sans faille pour ses deux pays : le Vanuatu et la France. Elle aime manier la langue française et celle d’Erakor. Tout comme elle aime jouer à mixer la cuisine française et océanienne.

Danièle est une personne dynamique et haute en couleur. C’est pour cela qu’elle est très appréciée par ceux qui ont la chance de la côtoyer.

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Réunion d’information

Message à la communauté française
Crise COVID-19
Georges Cumbo organise une réunion d’information sur le dispositif socio-économique déployé par le ministère de l’Europe et des affaires étrangères pour les Français de l’étranger. Celle-ci aura lieu le lundi 25 mai à 17h15 à l’Alliance Française.
M. l’Ambassadeur de France, Pierre Fournier et Mme la Consule, Elise Ménard présenteront les différents dispositifs de soutien mis en place (révision des bourses, aide ponctuelle…)
Si vous ne pouvez pas vous rendre à cette réunion, n’hésitez pas à envoyer vos questions à georges.cumbo@gmail.com

Mathilde Augerd, Française du Vanuatu

Portrait d’une jeune Française du Vanuatu très impliquée au sein de notre communauté.
Mathilde Augerd est née en France, plus précisément à Deauville en 1983. Très vite, elle devient une Française de l’étranger. En effet, un mois après sa naissance, elle part avec sa famille, en Côte d’Ivoire. Son père qui travaille dans les télécoms a effectué une grande partie de sa carrière à l’étranger. Mathilde passe 9 années à Abidjan.
Son père est plus tard muté au Vanuatu, et c’est à l’âge de 11 ans qu’elle s’installe à Port-Vila avec sa famille. Elle tombe sous le charme de l’archipel, de ses habitants et d’une certaine qualité de vie. Elle noue ici des amitiés encore bien vivaces aujourd’hui. Ce premier séjour ne dure que 3 ans mais la marque à vie.
Elle retourne ensuite en France. Elle effectue sa scolarité à Lyon et obtient un bac littéraire en 2001. Elle enchaine avec des études universitaires en Langues Étrangères Appliquées anglais-espagnol avec une option Suédois ( !) pendant que le reste de sa famille s’expatrie, de nouveau, au Botswana.
En 2003/2004, elle passe une année à Cadix, en Espagne pour une licence Erasmus.
Enfin en 2006, elle obtient un Master 2 de Commerce International spécialité Marketing.
Elle travaille ensuite 3 ans dans la région lyonnaise pour une entreprise de matériel médical. Elle s’ennuie professionnellement et décide de changer totalement d’environnement. Elle contacte alors ses amis d’enfance du Vanuatu et les interroge sur les possibilités de travail sur Port-Vila.
Le 19 mai 2010, elle débarque à Vila avec le pari de trouver un emploi en 3 mois. Pari gagné. Elle suit les traces de son père et est en effet recrutée rapidement par TVL où elle travaille dans la section marketing durant 3 ans. Cette expérience lui permettra de se créer un réseau et de prendre la mesure de la réalité économique du pays.
Fin 2013, elle est employée par Law Partners, où elle est chargée de clientèle dans un premier temps puis devient manager du département Corporate & Business Services. Elle aide notamment à la création d’entreprises et activités au Vanuatu. Sa mission est de gérer une équipe de 5 personnes, conseiller les nouveaux arrivants, développer les services en français et ainsi d’attirer une plus large clientèle francophone.
Mathilde est une femme discrète mais engagée. Elle est et a été membre de plusieurs comités d’associations dont les Kiwanis, l’association du rodéo de Port-Vila ou encore le HHH. Elle est très active et l’une de ses passions est l’équitation qu’elle pratique 2 fois par semaine au Riders Club. On la retrouve également plusieurs fois par semaine au CrossFit, ou dans diverses autres activités.
Mathilde est membre des CCEF (Conseillers du Commerce Extérieur de la France). Elle est la jeune et très motivée présidente du Club des Affaires France / Vanuatu créé fin 2019 ; elle a pour ambition de parvenir à créer plus de liens et de communication au sein de la communauté économique francophone.
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Pierre Lecoeuvre, entrepreneur passionné.


C’est avec plaisir que je vous présente Pierre Lecoeuvre.
Et pas seulement parce nous partageons des passions communes telles que le Vanuatu, l’écologie ou encore les coccinelles vw… Tout simplement parce qu’il fait partie des jeunes, respectueux et imaginatifs entrepreneurs du pays.
Pierre est né en 1986 à Belley dans l’Ain. Il a grandi en Savoie. Il fait sa scolarité au Lycée Agricole de Poisy où il obtient un BTS de productions agricoles. Par la suite, il rejoint l’Université de Savoie à Chambéry et acquiert une Licence d’agronomie, option qualité des produits et environnement.
En 2007, attiré par les contrées lointaines à l’instar de son grand-père paternel grand voyageur, il décide de s’expatrier au Canada quelques mois, dans le Grand Nord puis en Alaska où il travaille dans l’élevage de poisson. Il retire de cette expérience enrichissante et ce, pour toujours, le goût de l’expatriation.
Il retourne ensuite en France pour effectuer sa licence. À la fin de son parcours étudiant, il travaille dans le commerce de poissons puis dans une écloserie de bars en Bretagne.
En 2014, il décide de quitter la métropole pour s’installer en brousse en Nouvelle-Calédonie. Il y travaille dans une ferme de crevettes en tant que chef de production. Par la suite, Il est également chargé de la coordination des certifications agricoles bio pour le territoire calédonien. Cela lui permet d’acquérir une connaissance forte de la Mélanésie et de ses agricultures.
Il parcourt alors toutes la Calédonie. Sa passion pour l’apnée et la chasse sous-marine lui fera découvrir les îles et récifs calédoniens.
Il découvre une première fois le Vanuatu en 2015 et tombe sous le charme du pays. Il y vient régulièrement en vacances et entame une relation forte avec des habitants de Tanna.
En 2018, il s’engage comme volontaire VSI (France Volontaire) et effectue une mission d’un an avec comme objectif le développement d’une start-up agricole.
A la fin de son contrat, il décide rester au Vanuatu et de créer sa propre entreprise. En juin 2019 est né donc STAP (SusTainable Agriculture Profesionnal). Son activité concerne tout ce qui a trait à l’agriculture et l’aquaculture, à l’environnement des fermes, à la commercialisation des produits. Il propose ses service pour la gestion de projet, l’appui technique et l’expertise, la coordination, la logistique, les études de marché. Ses clients sont divers : entreprises privées, ONG, association situées à Vila ou dans les îles.
Il n’est pas tout seul dans cette aventure. Sa compagne Violaine Rori assure le secrétariat et la comptabilité de STAP.
Pierre Lecoeuvre est un fervent défenseur de l’agriculture bio, c’est donc tout naturellement que nous le retrouvons parmi les porteurs et premiers signataires de la pétition Stop Glyphosate Vanuatu ( https://www.change.org/p/stop-glyphosate-vanuatu ) initiée par Green Wave Vanuatu.
Pierre est un amoureux du Vanuatu. Il y retrouve des similarités avec son terroir savoyard et notamment l’attachement à la terre, aux anciens et aux traditions.
Pierre est adopté par une famille de White Sands à Tanna. Il y a créé des liens très forts et durables.
Nous lui souhaitons pleine réussite dans tous ces projets!
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Christophe Frocrain, entrepreneur atypique

Rencontre avec les Français du Vanuatu.

Christophe Frocrain, un entrepreneur au parcours plutôt atypique qui l’a mené du monde des assurances au marché du bio et des produits made in Vanuatu.
Christophe est né en France, plus précisément à Rennes en 1970. Il a effectué des études de commerce à Marseille.
En 1992, il part faire un service civil en Guyane. Il travaille alors sur la valorisation des produits guyanais à l’international. Cette expérience lui plait professionnellement et humainement parlant et surtout lui donne le goût du voyage.
A son retour en métropole, il travaille durant 7 ans comme inspecteur d’assurance et gère alors une cinquantaine d’agences.
En 2000, il décide de créer sa propre entreprise : Headway Concept spécialisée dans l’électronique marine. Cette activité l’occupe 6 années et puis lassé en 2006, il décide de changer d’air et part en Nouvelle-Calédonie.
Il est alors embauché par le groupe Caillard & Kaddour pour un poste à Port-Vila où il s’installe le 12 janvier 2007. Il retrouve alors ses premières amours : les assurances. Il travaille pour ce groupe pendant 2 ans. Il est ensuite recruté comme général manager de Sharper et occupe ce poste jusqu’en 2018.
Parallèlement, en 2015 avec sa compagne Vickie Joe, persuadés de l’excellence des produits du Vanuatu, ils créent Organic Paradise . Cette société recherche, développe, transforme, distribue et exporte tout produit de qualité fabriqué au Vanuatu.
Leurs zones d’export vont de la Nouvelle Calédonie à la France, en passant par Hong Kong, Fiji ou encore l’Angleterre, la Chine, l’ Espagne. Les importateurs sont des boutiques Bio, des distributeurs , des chefs étoilés, mais aussi certains particuliers.
Dans leur boutique, on trouve plus de 500 produits locaux, c’est unique au Vanuatu ! Des produits alimentaires et cosmétiques, de l’épicerie fine mais aussi de l’artisanat, des produits santé (kombucha frais, noni, huiles de tamanu, nangaille…moringa, golden mix). A noter que leur golden mix doit être unique au monde car en poudre de produits frais. La clientèle est touristique, mais aussi et surtout locale, le management considérant qu’il faut faire connaître au plus grand nombre ces produits.
Cette activité à laquelle il se consacre désormais exclusivement lui permet de développer sa passion pour l’agriculture bio. Aussi, il vend désormais des graines bio pour les jardiniers amateurs mais en distribue également aux fermiers locaux pour les aider à développer de façon durable leur production. Avec le support de STAP, il propose depuis quelques mois le Marché du jeudi. Ce rendez-vous hebdomadaire est devenu très populaire auprès des amateurs de produits frais et sains.
Pour info Christophe est d’ailleurs l’un des porteurs de la pétition « Stop Glyphosate Vanuatu » initiée par Green Wave Vanuatu .
Quand on demande à Christophe ce qui fait la richesse du Vanuatu, il répond sans hésiter : « L’or du Vanuatu, c’est sa terre. Il faut la respecter et l’utiliser avec intelligence ».
Aujourd’hui Christophe est français et ni-Vanuatu. Il a en effet acquis la nationalité vanuataise l’an passé.